Lundi 5 mai 2008

La rivière qui traverse Kapok s'appelle la Lâv, elle descend tout droit des montagnes. Comme il n'y a pas de système de régulation sur son cours, aucun barrage par exemple, les inondations sont nombreuses dans la ville et en aval.

Il n'y a bien sûr pas de système d'alerte non plus, ce qui fait que tous les ans, à la fonte des neiges, la ville est surprise par les eaux. Et comme il n'existe aucune digue, des quartiers entiers sont touchés. C'est ce que m'a expliqué un étudiant de Kapok, que j'ai rencontré hier.

Il s'appelle Tash, et on s'est promis de se revoir. On a parlé longuement, et ça m'a fait beaucoup de bien.

Il m'a par exemple expliqué la technique de la pêche "au torchon blanc". Etonnante, elle est typique de la région, et se pratique en eaux douces et froides. En plein jour, le pêcheur, invariablement habillé de rouge et une casquette vissée sur le crâne, plonge un torchon blanc d'environ un mètre carré dans l'eau. Le tissu a été préalablement trempé dans une sorte de jus de viande.

Aussi étonnant que ça puisse paraître, de tous petits poissons se laissent prendre, comme dans un filet. Le pêcheur n'a plus qu'a tirer sur les cordelettes attachées aux quatre coins du torchon, et le tour est joué. Il faut bien sûr être patient et habile, mais le jeu en vaut la chandelle : ces petits poissons sont très réputés en Ousie, et ils se vendent très cher. En tout cas, le geste est beau à voir.

Je reviendrai sur les bords de la Lâv pour goûter ces poissons un de ces jours.

En attendant, je retourne en montagne demain, et pour rester dans le domaine culinaire, j'espère bien enfin goûter le fromage des vaches du Krâl !!

Merci de vos commentaires, à très vite...


La route continue !










 

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